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DERNIER ARTICLE  -  AUTOUR DE LOÏC LE RIBAULT - DERNIER ARTICLE  -  AUTOUR DE LOÏC LE RIBAULT -
 
   

Crée depuis peu, ce site a d’emblée suscité des réactions. Celles des amateurs du Mont Bego au premier chef. Ils cherchent à saisir le pourquoi d’un état de choses qui dépasse l’entendement et qui, au regard de certains, fait régner « une ambiance opprimante » sur le site.

Pour quelle raison s’acharne-t-on à répandre la chape de plomb sur une recherche dont les résultats « ouvrent un nouveau regard sur ce site protohistorique » en dévoilant ses aspects passés inaperçus jusqu’à présent ? se demandent les connaisseurs désintéressés ou, plutôt, intéressés uniquement par son caractère exceptionnel.

Plus les découvertes se multiplient, plus leur importance s’affirme plus, me semble-t-il, la machine à les broyer se met en route, tel un « rouleau compresseur ».

Le direct étant la manière d’information la plus objective, je reproduirai désormais dans le cadre de cette tribune des éléments qui illustrent le développement de cette histoire sui generis. La même tribune est ouverte à tous ceux qui souhaiteraient exprimer un avis ou une idée.

AUTOUR DE LOÏC LE RIBAULT

Ce site est concerné essentiellement par ce passé lointain qui recèle les racines de notre civilisation, par des recherches qui lui sont consacrées et, le cas échéant,  par des difficultés qui entravent leur bonne évolution.

La spécialité de Loïc Le Ribault n’était pas concerné parces périodes révolues. Du moins pas directement. Car en tant que sédimentologue, ce savant d’exception a prêté un concours précieux à des archéologues de terrain.

Son existence de chercheur est jalonnée de découvertes. Paradoxalement, la plupart d’entre elles devenaient pour ce spécialiste des sortes de croix qu’il portait de plus en plus lourdement. Jusqu’à lui porter un coup de grâce.

A ce titre, l’évocation de sa vie comme l’enquête autour de sa disparition méritent leur juste place dans cette tribune destinée aux sujets d’actualité.

 

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PROMESSES DE M. CHRISTIAN ESTROSI

 Un vernissage au Musée de Tende en juin dernier m’offrit, cette année encore,  la possibilité d’approcher M. Christian ESTROSI, Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes et par ailleurs un inconditionnel de Henry de Lumley et de la science officielle qu’il incarne dans le département. Celle qui est exercée sur le site du Mont Bego depuis quatre décennies aux grands frais du contribuable et vise à quantifier plutôt qu’à appréhender le caractère intrinsèque du site. Encouragée par mes dernières découvertes (voir rubrique Actualités), je fis quand même le pas décisif vers notre homme politique : en  phénomène parfait de son espèce, M. ESTROSI m’écouta poliment, me fit des promesses…

La lettre que je viens de lui adresser fait état de ce qu’il en est advenu…

 

 

 

L’immobilisme chronique de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de PACA

ou le dialogue de sourds

Au mois de juillet, Monsieur le maire de Tende adressait un nouveau courrier au Directeur  régional des affaires Culturelles de PACA. A nouveau il attirait  l’attention  sur le fait qu’une série d’objets lithiques étaient conservés à sa mairie en attendant l’expertise des services de la Culture.

Les nouvelles découvertes s’ajoutant aux précédentes, M. le maire de Tende prit le soin de les détailler en soulignant l’importance d’éléments peints et  la mise au jour d’un dépôt à caractère sans doute votif. Bref, trouvailles qui nécessitent également une expertise urgente sur le site même.

La réponse que M. Xavier Delestre, Conservateur Régional d’Archéologie, réserva aux appels du maire, dépasse, me semble-t-il, l’imagination. Mieux, M. Delestre y fait preuve de mauvaise foi qui, je le crains, frise l’absurde : en guise d’une réponse attendue ce sont des accusations inattendues qu’il formule à mon égard !

En témoigne ma propre réaction à sa missive :

 Monsieur le Conservateur régional,

 Monsieur le Maire de Tende vient de me faire part de votre réponse du 13 juillet à son courrier.

Je tiens à vous rappeler que lors de la réunion de la Commission interrégionale en septembre dernier vous aviez invité tout les présent d'obéir aux consignes et aux souhaits des propriétaires du site.

A  mon rapport envoyé en décembre dernier j'ai joint une lettre du Maire de Tende me demandant de ne pas dévoiler certaines de mes découvertes ceci par mesure de protection : vous n'ignorez pas que les peintures et les gravures dans la faille-grotte de la Cime des lacs avaient été vandalisée et que ce fut constaté lors de l'expertise organisée par la justice, l'expert ayant été recommandé au magistrat par la DRAC. Alors qu'aucun fonctionnaire de la DRAC n'a répondu à ses appels.

Je vous envoie à nouveau la lettre du maire me demandant d'observer le silence. C'est en conséquence pour obéir à sa demande, comme vous le préconisiez, que je n'ai pas précisé ces découvertes tout en signalant qu’elles existaient.

Par ailleurs, il me semble que les découvertes réalisées sur un site archéologique se discutent in situ et non pas au cours de séances administratives qui se tiennent de surcroît loin du site.

Dans ces conditions je vous prie de me préciser quand la DRAC voudra bien mandater un spécialiste pour examiner la situation sur place et les objets conservés en mairie.

En vous remerciant par avance

 Emilia Masson.

Le spectre de Staline serait-il en train de planer aux Éditions FATON/ARCHÉOLOGIA ?

Dans le fascicule n°  446 d’Archéologia (juillet-août 2007) Jérome Magail  ajoutait un nouveau panache à son présumé cadran solaire de la Vallée des Merveilles dont le « gnomon » se profilerait timidement sur les crêtes du Mont des Merveilles à quelque 2350 mètres d’altitude. Loin d’être le plus accessible de la vallée, cet endroit est balayé aussi par les premières neiges. L’hypothèse de ce cadran, présentée discrètement en 2002, est promue moins discrètement en découverte au début de 2007 sans faire intervenir  un seul élément décisif (voir rubrique Chroniques).

Comme de coutume, l’article de Magail est accompagné d’une bibliographie succincte relative au site. Une référence sibylline et de ce fait prêtant à équivoque ouvre la liste d’ouvrages retenus :  

 181. Dossiers d’Archéologie. La Vallée Merveilles (sic !)

 Au lecteur non averti de s’escrimer à restituer les lacunes de cette référence! A savoir que les Dossiers en question correspondent en réalité à deux fascicules, nos181-182 (avril-mai 1993) qui ont connu également une version livre ; qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage collectif, comme c’est généralement le cas, mais d’un seul auteur qui conserve les droits sur toutes les illustrations (dessins et photos) ; que le titre complet est Vallée des Merveilles, un berceau de la pensée religieuse européenne ; que l’ouvrage en question présentait une première interprétation du site du Mont Bego dans son ensemble, et qu’il a été préfacé, voire, cautionné par Yves Coppens et André Caquot.

Pour ceux qui ont ouvert leur regard sur le monde dans un pays qui se trouvait sous la botte stalinienne, comme ce fut mon cas, ces pratiques qui consistent à balayer  d’un revers de manche ce qui n’est pas « politiquement correct » sont tristement évocatrices d’un état de dictature. La recherche française serait elle soumise à un totalitarisme tel qui va jusqu’à obliger un éditeur privé de passer sous silence l’identité d’un de ses auteurs à succès de surcroît? Pire ! D’aller jusqu’à omettre des précisions requises pour les références bibliographiques susceptibles d’aider à l’identification de l’auteur en question ? Auteur desormaisproscrit….

 

Septembre 2007

Grandeur et décadence

 

 

 

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