|
u
LOUIS FATON
INTERROGATIONS SUR UNE PROSCRIPTION EDITORIALE
Plus d’un lecteur a voulu
savoir pour quelles raisons les éditions Faton/ Archeologia ont
soudain cessé de me publier et d’annoncer mes découvertes.
Dès le début de mes
recherches au Mont Bego, M. Louis Faton m’ouvrit toutes grandes les
portes des éditions Faton/ Archeologia dont il est le
Président-Directeur général. C’est ainsi que j’ai annoncé mes
premiers résultats au site du Bego dans un article d’Archeologia
en février 1992 suivi, peu de temps après, par une monographie –
Vallée des Merveilles, berceau de la pensée religieuse européenne
- qui constitua un double Dossier d’Archéologie en avril-mai
1993. Face à l’intérêt suscité par cette publication, Louis Faton,
en éditeur avisé, décida de sortir une version livre de ce
double-dossier. Bien lui en prit car cette version, pourtant vendue
à un prix beaucoup plus élevé, connut également un grand succès.
Cette collaboration avec moi eut pour effet - outre les bonnes
ventes - un afflux conséquent de nouveaux abonnés à Archeologia.
Au fur et à mesure de mes
découvertes, M. Faton s’empressait de les annoncer dans sa revue.
Lorsque je découvris la
faille-grotte ornée de la Cime des lacs, au cœur de la vallée des
Merveilles, un article y fut consacré et sa photo eut l’honneur de
toute la couverture de la revue. C’était en décembre 1994. Pour les
fêtes de Noël.
Cette publication,
allait-elle sonner le glas de ma coopération avec les éditions Faton ?
Car de façon pour le
moins surprenante, Louis Faton, qui m’avait toujours réservé cette
attitude empressée que témoignent les éditeurs à leurs auteurs les
plus rentables, changea subitement ses dispositions à mon endroit
et me ferma les portes de ses éditions. Mieux, les éditions Faton
déclarèrent aux principales librairies qui me distribuaient que mon
livre paru en 1993 était épuisée. Ceci pour la version officielle.
En réalité les services commerciaux Faton continuaient à vendre
officieusement à des particuliers (dont moi-même) cet ouvrage
prétendument épuisé.
En conclusion, si je n’ai
pas d’explication précise à fournir, qu’il me soit permis de poser
la question : quelle carotte ou quel bâton a pu faire changer de
stratégie un éditeur privé ? Ce changement radical lui aurait-il
fait oublier mes derniers droits d’auteur…
|